Revoir les images de ce film, les grands espaces, l'authenticité d'Emile Hirsch, réécouter la bande originale chantée par Eddie Vedder ; tout cela fait du bien, un bien douloureux de son poid et de son intensité. Into the Wild, n'a pas seulement était pour moi une belle histoire et deux heures de beauté pour les yeux. Ce film a été une bonne gifle. On a beau se dire différent, on a beau lire du Thoreau ou du Kerouac et détester la société, on ne voit pas mieux que le directeur de MacDonald, au fond. Je pense que nous n'avons pas le droit a la demie mesure ; il faut être catégorique, borné pour ces choses la. Je ne sais pas si un jour j'aurai la force, l'audace de faire ce que Alexander Supertramp a fait. Je ne me crois pas assez forte et solide. Trop engluée dans cette société, trop attachée a cet espace urbain et mon futur trop marqué dans ma tête : étude, petits voyages, culture, travail ; avec ou sans les rêves qui accompagne.
Ce film m'a aussi redonné l'envie de visiter les USA, loin du Texas, de Las Vegas et de la peine de mort bien entendu. Juste pour ces paysages magnifiques, a coupé (véritablement) le souffle. Alors pourquoi ne pas partir, avec mon AS, loin de tout, de la crise& de la grippe A, non pas pour l'Alaska seules au monde, mais sur les routes de sud, a la rencontre des gens, des vrais. Et donner signe de vie, aussi. Parfois j'aimerai avoir le cran. En attendant on fera du camping sauvage.
Je t'aime mon tout.